Burkina-Faso

ASSOCIATION BURKINABÉ POUR L’ORTHOPHONIE (ABO)

« Le Burkina-Faso est un pays situé en Afrique de l’Ouest. Il est limité au Nord par le Mali, au Sud par le Ghana, le Togo et le Bénin, à l’Ouest par la Côte-d’Ivoire et à l’Est par le Niger. Il couvre une superficie de 274 200km2 et est subdivisé en 13 régions, 45 provinces, 302 communes rurales et 49 communes urbaines dont celle d’Ouagadougou. Sa population est estimée à plus de 14 millions d’habitants répartis en une soixantaine de groupes ethnico linguistiques. Le Burkina-Faso est  pauvre avec une économie basée sur une agriculture rudimentaire en souffrance à cause de la rareté des pluies.  Selon des études récentes, plus de 85% de sa population vivent avec moins de 2 dollars US par jour. La santé et l’éducation sont les principaux domaines en souffrance. . En effet, au niveau de la santé  on enregistre une insuffisance de personnel et une non disponibilité de certaines prestations dans les structures de santé. C’est le cas par exemple des services orthophoniques qui, à notre connaissance, n’existent pas dans les structures hospitalières  alors que de nombreux patients (atteints de maladies cardiovasculaires, de neuropaludisme,..) qui y séjournent sont dans le besoin. A cette insuffisance s’ajoute les coûts élevés des prestations qui n’incitent pas la population à aller se faire soigner dans les centres de santé, mais l’obligent à se faire traiter par les tradithérapeutes.

Au niveau de l’éducation, la situation n’est guère meilleure. Le Burkina-Faso est l’un des pays où le taux de scolarisation demeure le plus faible (moins de 50%) et où on enregistre les plus forts taux de déperdition et d’échec scolaires. Les causes de cela sont, à notre avis, la pauvreté de la population, l’insuffisance de structures scolaires, le caractère sélectif du système éducatif et les facteurs liés à l’apprenant (déficience mentale / sensorielle, troubles du langage, troubles cognitifs).  Face à ce sombre tableau  beaucoup de choses sont faites par l’Etat Burkinabè pour relever la pente, mais beaucoup reste à faire.

C’est fort de ce qui précède que l’idée  de créer une association pour accompagner l’Etat dans ses recherches de solutions, en faveur des personnes en souffrance, a germé. L’association vit alors le jour en juin 2011 et fut dénommée « Association Burkinabè Pour l’Orthophonie ». Elle est reconnue par le ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité en août dernier. Elle regroupe des orthophonistes, des parents de patients, des kinésithérapeutes, des infirmiers, des éducateurs sociaux, et des enseignants du préscolaire bien entendu. Son bureau exécutif est composé de six membres comme l’indique le tableau ci-dessous :

  • Président : Mr BIRBA R. Joseph
  • Secrétaire Générale : Mme HIEN Rassmata
  • Secrétaire à l’information et à la formation : Mr DABIRE Y. Justin
  • Secrétaire à l’organisation : Mr BATIONO N. Jean- Claude
  • Trésorière Générale : Mme OUEDRAOGO Juliette
  • Trésorier Général Adjoint : Mr DJIBO Adama

Les objectifs visés par l’association sont de :

  • Promouvoir l’orthophonie
  • Mettre en œuvre des activités de prévention des troubles du langage, de la communication et de la déglutition
  • Mener des activités en faveur de la scolarisation et de l’intégration socioprofessionnelle des personnes souffrant de troubles du langage et de la communication
  • Plaider pour la formation de jeunes orthophonistes Burkinabès

Pour ce faire, l’association a élaboré un projet de prévention des troubles du langage et de la communication chez les enfants de 3 à 12 ans qu’elle espère pouvoir réaliser dès cette rentrée scolaire 2011 / 2012. Ce projet concernera les élèves de 20 écoles (maternelle et primaire confondues) de la commune d’Ouagadougou. Les activités prévues sont, les activités d’information et de formation au profit des enseignants et des parents d’élèves, les journées de dépistage des troubles du langage et de la communication, les séances de rééducation orthophoniques, les séances de groupe de stimulations langagières pour les enfants qui présenteront une fragilité dans le développement du langage, et les rencontres périodiques avec  tous les acteurs et bénéficiaires (enseignants, agents sociaux, soignants, parents d’enfants partenaires) du projet. Cela dans le but d’impliquer fortement les bénéficiaires des activités de l’association. De même nous pensons pouvoir, à travers les différentes actions, inciter les autorités politiques, sanitaires et éducatives à prendre en compte les troubles du langage dans leurs actions prioritaires.

Pour  nous permettre d’être plus opérationnels sur le terrain, nous organisons des rencontres mensuelles d’information sur l’orthophonie au profit des membres du bureau exécutif de l’association. Ces rencontres qui ont commencé en août dernier se poursuivront jusqu’en  décembre, période à laquelle nous comptons former des enseignants de cellules relais que nous mettrons en place dans le cadre des projets de prévention.

Aussi l’association projette-t-elle de créer un centre d’orthophonie à Ouagadougou qui aura pour mission de promouvoir l’orthophonie à travers  des activités de prévention des troubles du langage (oral et écrit), de la communication et de la déglutition. Ce centre sera également un cadre de formation pour les futurs étudiants orthophonistes du Burkina et d’ailleurs. Par ce projet nous comptons rendre les soins orthophoniques accessibles, sur les plans géographique et  financier.

La réalisation de ces deux projets permettra aux Burkinabès de connaître l’orthophonie et  d’avoir accès à la prise en charge orthophonique Elle permettra, sans nul doute, de compléter l’offre de prestations proposées par les structures de santé à la population et contribuera ainsi à renforcer l’efficacité des soins de santé des burkinabè. »

 

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